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Nos
actions
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Semons
la biodiversité |
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Le lundi 27 et le mardi 28 octobre 2008,
plusieurs centaines d’organisations et de citoyen-ne-s
se sont mobilisés sur les thèmes de l’évaluation
de l’impact des OGM, de la règlementation européenne
sur les semences et des droits des paysans et jardiniers
en particulier.
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Réunion de bilan
et perspectives,
11
12 2008 à la Confédération paysanne
Communiqué
de presse de la Confédération paysanne,
27
11 2008
Pour suivre l’évolution de
l’action, rendez vous sur :
http://www.semonslabiodiversite.org/
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Pourquoi et comment ?
Lors des conclusions du Grenelle de l’Environnement,
Nicolas Sarkozy avait promis la convocation d’un
sommet international du gène et de la biodiversité.
Dès le mois de mai, ses services ont annoncé
la tenue de ce sommet le 28 octobre 2008 à l’Unesco
à Paris. Inscrit dans le calendrier de la présidence
française de l’UE, ce colloque devait viser
à « lancer la réflexion
sur la réévaluation des protocoles ou
lignes directrices d’évaluation des risques
sanitaires et environnementaux liés aux OGM cultivés
et aux OGM dits pesticides ».
Quelques jours avant la date prévue, cet évènement
a été reporté à une date
indéterminée. Malgré le «
report » du sommet officiel, de nombreuses organisations
réunies au sein du collectif « Semons
la biodiversité » se sont rassemblées
et ont organisé un colloque et une réunion
publique à Paris le 27 octobre 2008 pour permettre
à la société civile de s’exprimer
dans ce débat.
Le lendemain, des actions symboliques ont été
organisées : remise de graines à des représentants
de la mairie de Paris, semis symbolique de graines illégales
dans un jardin partagé.
Quels
résultats ?
Le colloque qui a réuni plus de 350 personnes,
s’est penché sur les questions suivantes
:
Quelle est l’évaluation des impacts
environnementaux, sanitaires et économiques des
OGM ?
Faut-il accepter :
- la contamination des semences, des cultures et des
aliments par les OGM
- les organismes manipulés non déclarés,
les OGM terminator au prétexte de sécuriser
l’environnement
Faut il aussi accepter le fichage génétique
généralisé des plantes et des animaux
et la privatisation du
vivant ?
En
conclusion du colloque et de la réunion publique,
la déclaration commune suivante a été
rédigée :
«
Nous, paysans, jardiniers, consommateurs, citoyens,
réunis ce lundi 27 octobre à la salle
Jean Dame de la mairie du 2° arrondissement de Paris,
déclarons nous associer au mouvement des semeurs
volontaires de biodiversité. En conservant, en
semant, en multipliant, en échangeant et en vendant
des semences de variétés paysannes libres
de droit, non mutées ni manipulées et
non inscrites au catalogue officiel, nous refusons :
-tout droit de propriété intellectuelle
sur le vivant, brevet ou certificat d’obtention
végétale,
-le fichage génétique des plantes ou des
animaux dans le seul but de faciliter ces formes légales
d’appropriation privée des biens communs,
-les semences industrielles manipulées grosses
consommatrices d’engrais et pesticides chimiques
qui réchauffent la planète et affament
les peuples pauvres pour nourrir les animaux et les
voitures des riches.
En conservant, en semant, en multipliant, en échangeant
et en vendant des semences de variétés
paysannes libres de droit, non mutées ni manipulées
et non inscrites au catalogue officiel, nous :
-contribuons au renouvellement indispensable de la biodiversité
cultivée,
-garantissons l’existence d’agricultures
paysannes et biologiques seules capables de nourrir
et de refroidir la planète,
-défendons notre droit à une nourriture
suffisante, de qualité et à la souveraineté
alimentaire,
-devenons volontairement receleurs et diffuseurs de
variétés paysannes interdites par des
lois illégitimes,
Nous exigeons une évaluation indépendante
et contradictoire des risques des OGM sur la santé,
l’environnement et les agricultures paysannes,
biologiques et de qualité. Toute coexistence
est impossible et le droit des régions et des
pays à refuser toute culture de PGM et toute
semence contaminée doit rester inaliénable.
Une semence ou un produit n’est pas un peu contaminé.
Ils sont contaminés ou ne le sont pas. Nous refusons
toute dissémination de plantes génétiquement
manipulées, que ce soit par transgénèse,
mutagénèse dirigée, fusion cellulaire,
nanotechnologies ou autres techniques de bricolage du
vivant.
Les semences sont le bien commun des communautés
rurales qui les ont sélectionnées et conservées.
C’est pourquoi, au soir de cette initiative de
la campagne « semons la biodiversité »,
nous nous engageons à faire respecter les droits
collectifs des paysans et des communautés d’user,
de développer, d’échanger et de
protéger leurs semences, première marche
du droit des peuples à la souveraineté
alimentaire, contre la globalisation du commerce.
Si l’ensemble des paysans, jardiniers, consommateurs,
citoyens sèment et cultivent la biodiversité
enfermée dans les banques de gènes partout
dans leurs champs, jardins privés, partagés
ou publics, sur leurs balcons, alors le château
de carte des Droits de Propriété Intellectuelle
sur le vivant s’écroulera. »
Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement,
Denis Baupin et Fabienne Giboudeaux, conseillers municipaux,
se sont associés, à travers la déclaration
commune ci-dessus, au mouvement des semeurs volontaires
de biodiversité. Ils ont exigé une évaluation
indépendante et contradictoire des risques des
OGM sur la santé, l’environnement et les
agricultures paysannes, biologiques et de qualité.
De
plus un projet de délibération est proposé
au vote de tous les conseils municipaux :
il invite la France à traduire
effectivement le TIRPAA (Traité international
pour l’agriculture et l’alimentation) dans
notre législation nationale en vue de reconnaitre
aux agriculteurs et jardiniers le droit de conserver,
utiliser, échanger et vendre les semences ou
du matériel de multiplication reproduits à
la ferme sur son territoire,
il invite les parlementaires à faire respecter
leur vote en interdisant tout droit de propriété
intellectuelle sur le vivant et en limitant les normes
commerciales et les droits des obtenteurs là
où commencent ceux des agriculteurs.
Pour consulter les comptes
rendus du colloque et de la réunion publique,
voir les photos et la vidéo de l’action
symbolique du 28, et suivre l’évolution
de l’action, rendez vous sur :
http://www.semonslabiodiversite.org/ |
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La Confédération
paysanne
Communiqué de presse
27 novembre 2008
OGM
: Tous les essais 2006 fauchés par le Conseil
d’Etat
La Confédération paysanne
et ses échelons départementaux ou régionaux
vient enfin de se voir notifier à la suite des
recours déposés par le syndicat et d’autres
intervenants [1] l’annulation par des
arrêts successifs du Conseil d’Etat dans
les dernières semaines de toutes les autorisations
d’essais OGM accordées en 2006.
Ainsi, Biogemma, Monsanto, Pioneer et
Syngenta ont semé en 2006, 2007 et pour certains
en 2008 des essais aujourd’hui dépourvus
de base légale.
Des faucheurs ont été l’objet
de condamnations au cours de différents procès
: vont-ils être indemnisés pour les contraintes
et préjudices subis ou bien les décisions
du Conseil d’Etat sont-elles des éléments
nouveaux justifiant la remise à plat des procédures
?
La Confédération paysanne
est satisfaite de la reconnaissance par le Conseil d’Etat
du bien-fondé de ces recours (imprécision
sur la localisation des parcelles et impossibilités
de mesures les effets immédiats et/ou différés
sur l’environnement).
Cependant, elle constate, en le regrettant,
que la célérité des disséminations
d’OGM n’est pas compatible avec les délais
des procédures juridiques au fond alors que certaines
juridictions locales avaient reconnu l’urgence
en suspendant des essais en 2006.
Nous attendons des gouvernants qu’ils
tirent toutes les conséquences de ces dernières
décisions.
[1] France Nature Environnement
– Association Santé Liberté Touraine
– Association Mirabel – Lorraine Nature
Environnement -
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Semons
la Biodiversité
Réunion de bilan et perspectives
11 décembre 2008 à la Confédération
paysanne
Présent-e-s : Association adéquations
(Jean-Marie Nicolas), Centre d'informations sur l'environnement
(Aline Read), Collectif anti-ogm 31 et Attac (Michel
Metz), Collectif 28 sans Ogm (Jean-Marie Loury), Collectif
anti-ogm Ile de France (Thierry Eraud), Confédération
Paysanne (Michel Dupont, Philippe Collin), Faucheurs
volontaires (Franciska Soler, Alain Hébrard),
Consom'solidaire (William Elie), Institut pour des alternatives
sociales et écologiques (Roland Merieux), Les
Amis de la Conf' (Serge Muller), Les Amis de la Terre
(Sophie Chapelle, Hélène Gassie), Le sens
de l'humus (Frédéric Géral), Ogm
dangers (Gérard Marc Liebskind), Réseau
Semences Paysannes et Confédération paysanne
(Philippe Guichard, Guy Kastler), Rêve de Terre
Montreuil (Nadia Pisetta), Vosges Terre sans Ogm et
FNAB (Janneke Tops), Zerogm42 et Réseaux citoyens
de Saint Etienne (Martine Chevalier).
I/ Cadre
La réunion commence par des retours
sur des actions de cueillette ou de semis : on constate
un écho médiatique important notamment
des fêtes des cueilleurs volontaires comme celle
d'Eure-et Loir (Jean Marie doit faire parvenir à
Hélène ou Sophie les articles parus dans
la presse pour les mettre sur le site). A noter : plusieurs
réactions positives de paysans n'ayant pu participer
et possible formation sur les semences "populations"
à l'initiative du Groupement des Agrobios du
28, en direction des paysans et non paysans de la région,
avec Patrice Godin, d'Agrobio-Périgord.
Les attentes sont donc à
plusieurs niveaux :
- Demandes de sachets
- Beaucoup de sollicitations pour des
conférences, documents pédagogiques, formations
: demande d'appropriation de la problématique
technique et juridique, d'un décryptage accessible
au grand public. Demande aux assos de se regrouper pour
solliciter des formations.
- Sollicitation spontanée de
différents élus pour action recel et/ou
délibération ( PACA, IDF, Centre, Lorient,
etc.)
- Projet de nouvelles actions, notamment
en mars –avril dans les jardins partagés
et Sens de l’humus à Montreuil
- Introduire la problématique
des potagères dans le dispositif et impliquer
davantage les jardiniers
- Intérêt de la presse
- Nous arrivons au bout
du verrouillage juridique (le Certificat d'Obtention
Végétal de demain sera pire que le brevet),
les banques de gènes ne sont plus des banques
publiques mais sont de plus en plus privatisées,
les freins aux cultures d'Ogm de première génération
en Europe ouvrent la porte aux OGM « clandestins
» ou « sécurisés ».
Il est urgent que la société civile s'empare
de la mission de service public délaissée
par l'État, que la campagne soit recréée
en ville. Les organisations paysannes sont conscientes
que ce ne sont pas les paysans seuls qui ont gagné
le moratoire sur les Ogm, tout comme le récent
recul sur l'arrêté sur les 50 m ou sur
l'amendement Taugourdeau : ces batailles gagnées
sont la preuve de l'efficacité de l’action
de la société civile. On constate dans
le même temps une vraie demande urbaine (le réseau
des AMAP IDF par ex. est prêt à assurer
le relais des initiatives auprès des adhérents
en lien avec les maraîchers).
- Toute la difficulté
est de faire le lien entre le rural et l'urbain alors
que l'urgence de la bataille des semences est là.
Il est important de se demander comment la société
civile pense contribuer à sauvegarder la biodiversité
alors qu'aujourd'hui les acteurs de la préservation
de la biodiversité sont une petite partie des
paysans et des jardiniers. Les représentants
des organisations paysannes estiment :
- que les paysans doivent s'approprier
cette problématique avant de s'engager dans la
bataille; et ont besoin de temps pour comprendre que
la société civile s'approprie également
cette problématique.
- que les organisations de la société
civile ne doivent pas partir seules sans les paysans
Nous devons être
conscients que le temps de l'action et du savoir autour
d'initiatives relatives à « semons la biodiversité
» s'inscrit dans un temps beaucoup plus long que
pour une action de fauchage volontaire décidée
et réalisée presque immédiatement
(plusieurs mois écoulés entre le semis
et la cueillette, plusieurs années pour renouveler
la semence…. ; savoirs indispensables : grandes
cultures et maraîchères n'ont pas besoin
des mêmes conditions de cultures ; etc.). Par
ailleurs, les sachets de semences n’ont pas pour
objectif de remplacer les diverses formes de commercialisation
de semences pour la production, mais uniquement la conservation
et le renouvellement de la biodiversité, et les
actions symboliques pour sa défense juridique
: tout don de semences doit être accompagné
d'un savoir technique et juridique. Il s’agit
de se réapproprier des savoirs paysans.
- Principes à instaurer pour la suite
:
- Nécessité que toute distribution
de sachets de semences se fasse dans un cadre clair
: le collectif qui demande des sachets doit être
informé des enjeux politiques et réglementaires,
des pratiques, être sensible au rapport à
la Terre et aux semences.
- C'est le collectif qui fait de la désobéissance
civile et ce n'est pas à l'agriculteur de la
porter. Engagement de la responsabilité
collective. Les gens des villes ne doivent pas mettre
en difficulté les gens des champs.
- Clarification du statut de la semence :
l’industrie et l'INRA ont inventé le concept
de « patrimoine commun de l'humanité ».
Celui-ci leur permet d’en attribuer la gestion
à la gouvernance de l’humanité dominée
par le FMI et l’OMC qui réduit la semence
à une marchandise accessible à tous ceux
qui veulent se l’approprier par le COV ; c'est
pourquoi le RSP préfère parler de «
bien commun inaliénable » : la semence
est un bien commun qui n'appartient à personne.
Il doit être géré par les droits
collectifs d'usage définis par les communautés.
Ces droits, en partie reconnus par le Traité
International sur les Ressources Phytogénétiques,
doivent être opposables à la liberté
du commerce et aux DPI. Conscient de la disparition
des communautés rurales traditionnelles en France
et de la marginalité de celles qui renaissent
actuellement comme les « maisons de la semence
», le RSP compte sur l'appui de la société
civile pour les réinventer.
II/ Perspectives
... Dans un contexte
où le collectif n'a plus de moyens d'animations
et ne pourra donc compter que sur des militants bénévoles
:
– Constitution
avec les personnes présentes à la réunion,
d’une liste de travail [semonslabiodiversite]
pour la coordination des actions, la circulation de
l’information…: toutes les organisations
invitées à cette réunion recevront
le compte rendu et celles qui voudront ajouter un de
leur représentants sur cette liste devront en
faire la demande à Thierry Eraud : lokomotiv@wanadoo.fr
(Thierry assure la mise en place de la liste, Sophie
lui fait parvenir les contacts des présents).
Un nouvel hébergeur pour le site, les mails,
et les listes de diffusion, est pressenti. Lors de la
préparation des 27 et 28 octobre, il y a eu des
problèmes de messagerie, et des mails ne sont
jamais arrivés. Le coût serait de 53,28
euros par an.
– Mener des actions
symboliques (avec des semences paysannes et fermières)
et des actions concrètes de conservation et de
renouvellement de la biodiversité : Philippe
Guichard propose qu'ait lieu d'ici fin décembre
2008 une action grandeur réelle de semis des
variétés expérimentales de blé
et orge noir en Lot et Garonne, puis d’aide au
désherbage qui sera suivie par des militants
locaux (Hélène et Philippe tiennent informés
la liste)
– Lancement autour
du 18 décembre du jeu de l'oie des faucheurs
volontaires (les pions seront des grains de maïs
de couleurs différentes). Un quatre pages couleurs
l'accompagnera avec des documents comme la charte des
faucheurs, la déclaration de Semons la Biodiversité
du 27.10.08, la déclaration finale à Maputo).
– Besoin d'un
groupe de travail sur l'élaboration de documents
pédagogiques accompagnant les sachets (le Centre
d'infos pour l'environnement est prêt à
travailler sur la mise en forme) mais aussi le projet
de délibération proposé aux élus,
ainsi qu'un travail sur le support vidéo proposé
par Eric Boutarin de la TV paysanne. Compléter
notre identifiant « semons la biodiversité
» par un sous-titre plus concret.
Il serait intéressant, dans tout document où
apparaîtra le mot "OGM" de mettre un
astérisque et de dire: OGM* = OGM et
consorts: ce qui est vrai pour les OGM (mutagenèses
dirigée et aléatoire) l’est aussi
pour les autres technologies hasardeuses qui permettent
l’appropriation « du vivant », et
échappent à toute évaluation indépendante
(fusion cellulaire, nanotechnologie, irradiation, sélection
outrancière – cf:hausse des taux de gluten
-, biologie synthétique...).
– Merci par avance
à Michel Metz de faire parvenir à Hélène
ou Sophie le document juridique finalisé pour
mise en ligne
– Demande de participation
de « semons la biodiversité » aux
états généraux sur les Ogm qui
se dérouleraient à Toulouse au printemps
2009 (Grenelle II en avril 2009) sur le thème
de la main mise sur le vivant (cf ETC group). Si la
demande est acceptée, il est envisagé
que les groupes locaux toulousains assurent le relais
sur la coordination de « Semons la biodiversité
» (mise à jour du site avec le soutien
d'Hélène, de Sophie, de Thierry et de
Michel ; organisation de formations théoriques
et pratiques pour cet événement en lien
avec le collectif). Ce sont peut être les forces
vives locales plus que les coordinations nationales
qui peuvent assurer la coordination du collectif, se
relayant tous les six mois à un an par exemple.
Discussion et accord des participants sur des demandes
de financements pour un temps salarié pour organiser
cet évènement et la coordination et le
suivi des actions.
– Constitution
d'une liste groupe de travail scientifique sur les Ogm
cachés plantes mutées, synthétiques…
(à confirmer)
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