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Nos
actions
Des « balcons » pour le Mercantour
Août 2008
- Un projet baptisé "Les balcons du Mercantour"
Septembre
2008 - Le conseil scientifique du Parc manifeste son inquiétudet
Janvier
2009 - La suite du projet
Juillet 2009 - Le point au sujet
du projet « les Balcons du Mercantour »
En
juillet 2009, un nouveau président a été
nommé au parc du Mercantour. Avec Christian Estrosi
(à l’origine du projet des Balcons) comme
vice-Président, ce projet scandaleux risque fort
de ressurgir sous une forme déguisée.
La
Garance lui a donc envoyé une lettre ouverte pour
réclamer l'application de la loi, la poursuite
des responsables de destruction d'espèces protégées
et pour demander de respecter la mission de protection
du Parc. L'action continue. MvPS
St Germain, le 29 juillet 2009
Objet : Les balcons du Mercantour
à M. Ciotti, président du Parc National
du Mercantour
Monsieur,
Nos inquiétudes au sujet du projet « les
Balcons du Mercantour »
En août 2008, l’ouverture d’un chantier
de terrassement dans le Parc national du Mercantour,
première étape pour créer un itinéraire
touristique de randonnée, et ceci au mépris
des lois et de toutes les règles de gestion du
Parc, a provoqué une levée de boucliers.
La Garance voyageuse s'est jointe aux protestations
car : 1) des plantes protégées avaient
été détruites en plein parc national,
dont l'emblématique Saxifraga florulenta ; 2)
le projet complet, dit « Les Balcons du Mercantour
», n’était pas compatible avec le
respect de l'environnement alpin (paysages, flore et
sols) ; 3) le projet avançait dans l'opacité,
en l'absence de concertation et sans respecter les préconisations
du conseil scientifique du Parc national.
Où en est ce projet en juillet 2009?
Vous avez été nommé président
du Parc du Mercantour en juillet 2009 et avez annoncé
que le projet restait en discussion.
En tant qu’association de protection du monde
végétal, La Garance voyageuse est très
inquiète pour l’avenir du parc. Des espèces
protégées ont déjà été
détruites pendant les travaux de terrassement
entre le refuge de Rabuons et le lac de Lagonot (vallée
de la Tinée). Bien que la constatation en ait
été faite par des agents du Parc et de
l’ONF, ces destructions en infraction évidente
avec la loi n’ont, à ce jour, toujours
pas été punies. Le plus grand brouillard
entoure la suite des évènements.
La Garance voyageuse s’adresse à vous,
nouveau Président du parc, pour réclamer
l’application de la loi à l’encontre
des délits commis en 2008 et la protection effective
des espèces protégées menacées
par ce projet, en particulier Saxifraga
florulenta, Primula marginata, Jovibarba allionii, Cardamine
asarifolia, Androsace vandellii et
Gnaphalium uliginosum
inventoriées sur le parcours.
Nous espérons que vous aurez à cœur
de promouvoir le rôle primordial du Parc du Mercantour
qui est d’être une zone de protection de
la nature.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression
de ma considération distinguée.
Pour La Garance voyageuse, son Président
Pour vous tenir informés et participer aux actions,
allez voir
le site du Collectif "Vigilance Mercantour"
:
http://vigilance-mercantour.fr/balcons/index.php?
,
le site de Vallouimages
:
http://www.vallouimages.com/mercantour/balcons-du-mercantour/actu1.htm
le site du Groupe Interdisciplinaire
de Réflexion sur la traversée Sud-Alpines
et l'aménagement du territoire maralpin :
http://www.gir-maralpin.org/AmenagementTerrit/MercantourBalconsGirMaralpinContributionBiodiversite20.01.09.pdf
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Août 2008 - Un grand
projet baptisé « Les balcons du Mercantour
»
a été décidé par le Conseil
général des Alpes-Maritimes. Il prévoit
de créer un itinéraire de randonnée
de haute altitude de 140 km divisé en 12 étapes
(avec 12 hébergements dont 7 existent déjà
mais seront réhabilités).
Les premiers travaux en périphérie immédiate
du Parc ont démarré. Mais ce projet touristique,
qui engendrera une surfréquentation du Parc,
est en contradiction avec la mission protectrice d’un
Parc national. Sa mise en place engendrera de nombreuses
nuisances pour l’environnement :
- la piste aura 2 m de largeur et 5 hébergements
neufs seront construits pour permettre « l’accès
à la montagne au plus grand nombre »,
- des pelleteuses amenées par hélicoptères
et des explosifs sont utilisés et quid de la
gestion de l’eau et des déchets dans les
futurs « supergîtes » ?
Ce projet est d’autant plus inutile que «
la Traversée du Mercantour » existe déjà
dans le catalogue Randoxygène du même Conseil
général, avec une portion passant dans
le Piémont italien.
Le Parc, consulté en amont, a fait des propositions
plus respectueuses de l’environnement qui n’ont
malheureusement pas été retenues par le
Conseil général. ChD
Septembre
2008 - le Conseil scientifique du Parc manifeste son
inquiétude devant l'irrégularité
de la situation en publiant la motion suivante:
Réuni en séance
plénière le 24 septembre 2008, à
St Etienne de Tinée, le Conseil scientifique
du Parc national du Mercantour a souhaité exprimer
son point de vue sur le projet présenté
récemment à la presse par le Conseil Général
des Alpes-Maritimes et baptisé « Les Balcons
du Mercantour ».
Ne disposant pas d'informations suffisantes sur le contenu
et la forme de ce projet, il n'a pu se prononcer que
sur des questions de principe. Dès le mois de
novembre 2007 le conseil avait recommandé à
la direction du parc d'être une force de proposition,
n'ayant pas d'opposition de principe aux activités
de randonnée pédestre.
Il avait rappelé que le coeur du parc représente
un patrimoine naturel et culturel exceptionnel et qu'il
fallait veiller à ce que toute activité
nouvelle, surtout associée à des aménagements
le respecte, conformément aux principes fondamentaux
des parcs nationaux tels qu'ils ont été
définis dans l'arrêté ministériel
du 23 février 2007.
C'est pourquoi le conseil avait invité la direction
du parc à étudier, avec les services du
Conseil Général, des itinéraires
alternatifs au tracé initialement proposé
avec pour objectif de valoriser le patrimoine du massif
tout en minimisant les impacts sur l'environnement et
en préservant les témoignages du passé.
Il s'interroge sur les raisons qui ont conduit le Conseil
Général à ne pas retenir les variantes
qui ont été examinées entre ses
services et ceux du parc de l'été 2007
au printemps 2008. Il demande à être informé
de ces raisons ainsi que de l'état du dossier.
Il s'étonne de la rapidité avec laquelle
des travaux ont été entrepris, dans l'état
actuel de ses connaissances, sans consultation des instances
compétentes. Il s'inquiète des conséquences
des travaux entrepris sur les milieux (stabilité
des sols, dérangements, destruction d'espèces
et d'habitats…)
Il rappelle, si besoin est, que les aménagements
susceptibles d'avoir un impact sur les espèces
protégées hors du coeur de parc doivent
faire l'objet d'une étude d'impact et que dans
le coeur du parc, ils doivent faire l'objet d'une étude
d'incidence au titre de Natura 2000 avant même
la demande d'autorisation à la direction du parc.
A ce sujet, il rappelle que la loi interdit les travaux,
constructions et installations dans le coeur des parcs
nationaux. Les dérogations à cette interdiction
générale ne peuvent intervenir sans consultations.
Lorsqu'il s'agit de constructions, elles ne peuvent
être qu'exceptionnelles, après consultation
du conseil scientifique, du conseil national de protection
de la nature et du comité interministériel
des parcs nationaux.
En l'état actuel des éléments
du dossier en sa possession, le conseil scientifique
demande :
1/ que toutes les procédures
réglementaires soient respectées dans
le coeur comme dans l'aire optimale d'adhésion
;
2/ que les aménagements prévus
préservent et valorisent les patrimoines naturel
et culturel conformément aux principes fondamentaux
des parcs nationaux et aux axes stratégiques
de la future charte du Parc national du Mercantour adoptés
par le conseil d'administration de l'établissement
;
3/ que l'itinéraire privilégie
l'existant (sentiers, refuges, hameaux, …) en
améliorant l'accueil et s'appuie sur le caractère
transfrontalier du massif ;
4/ que le projet touristique soit précisé
: quelle clientèle ? quel flux de visiteurs escompté
? quelles modalités d'exploitation ? quelles
retombées économiques locales ? |
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Janvier
2009 - Les « balcons » du Mercantour : la
suite du projet
En août 2008, l’annonce de
l’ouverture d’un gigantesque chantier dans
le Parc national du Mercantour pour créer un
itinéraire touristique de randonnée, et
ceci au mépris des lois et de toutes les règles
de gestion du Parc, avait provoqué une levée
de boucliers. Les travaux de terrassement avaient été
arrêtés mais probablement plus en raison
de l’arrivée de l’hiver qu’en
raison d’un changement d’état d’esprit.
À l’époque, La Garance voyageuse
s’était jointe au Collectif vigilance
Mercantour pour protester contre ce projet
illégal et destructeur, en particulier d’espèces
végétales protégées.
Aujourd’hui le président du conseil général
a changé, le président du Parc aussi et
des annonces apaisantes ont été transmises
à la presse, la concertation serait donc de mise.
Le collectif Vigilance Mercantour
annonce l’abandon du projet mais, hélas,
il semble qu’il ne faut pas crier victoire trop
tôt. Dans une interview de Nice-Matin
du 4 janvier, on peut lire que le nouveau président
du conseil général, M. Ciotti, n’a
pas abandonné l’idée de créer
de nouveaux refuges, il considère que c’est
« une piste de réflexion » et ne
trouve pas que les travaux qui ont eu lieu menacent
la biodiversité.
Le Monde du
24 janvier, rendant compte de la réunion
du 23 janvier 2009, cite des déclarations
apaisantes qui ont été comprises comme
signalant l‘abandon du projet initial, mais pour
MM. Estrosi (maire de Nice) et Ciotti l’élaboration
d’un projet d’aménagement touristique
de haute montagne est toujours à l’ordre
du jour, même s’ils cherchent maintenant
à le développer dans le dialogue.
Nous devons donc rester vigilants devant ce projet qui,
même sous une autre forme, n’a finalement
pour but qu’un intérêt économique,
et qui ridiculise la notion de protection et cherche
à couvrir la destruction de la nature par l’approbation
d’un comité de concertation à la
composition pour le moins arbitraire.
Le CEEP de Provence-Côte d’Azur n’est
pas du tout satisfait de la tournure des événements,
il ne s’assoira pas à la table des négociations
et considère qu’il ne s’agit que
d’une nouvelle façon de présenter
un projet destructeur ; de plus, une plainte pour «
destruction d’espèces végétales
protégées » a été
déposée. MvPS
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